Les parcelles se dégarnissent, les outils commencent à retrouver leur place et les matinées donnent envie de garder ses gants. Pourtant, pour planter l’ail en automne, il reste encore une bonne raison de retourner au jardin.
Ce week-end pourrait être l’occasion de lui réserver un petit coin. Quelques gousses mises en terre maintenant, c’est déjà une façon de préparer la prochaine saison, sans attendre le retour des semis sur le bord des fenêtres.
À Sherbrooke, octobre fait partie de la période où l’on peut planter l’ail. Mais la date ne dit pas tout : on cherche surtout à lui laisser quelques semaines pour s’enraciner avant le gel durable du sol.
Une nuit sous zéro ne signifie pas que la terre est déjà gelée. Si elle se travaille encore et qu’elle n’est pas détrempée, on peut envisager la plantation.
Avant de commencer, choisissez de l’ail destiné à planter, idéalement une variété rustique produite au Québec. Gardez les gousses fermes et saines. Celles qui sont molles ou présentent de la pourriture sont à écarter.
Une tête d’ail contient plusieurs gousses : on les plante séparément, pas la tête entière !
Séparez les gousses peu avant la plantation, en conservant leur enveloppe. Choisissez un emplacement ensoleillé où l’eau s’écoule bien.
Placez chaque gousse la pointe vers le haut, en laissant environ 4 à 6 pouces entre elles. Au jardin, Karl suggère une profondeur d’environ 2 à 5 pouces, à adapter selon la couverture du sol : on plante plus profondément sans paillis ou avec une couverture légère de paille ou de feuilles mortes. Pour plusieurs rangs, laissez environ 8 à 10 pouces entre les rangées.
Ajoutez ensuite une étiquette avec la variété et l’emplacement. Au printemps, ce petit repère sera bien pratique pour retrouver ce qu’on avait prévu à l’automne.
Quand le sol sera gelé, une couche de paille ou de feuilles déchiquetées pourra protéger la plantation, selon les matériaux permis au jardin.
Il faudra patienter jusqu’à l’été prochain pour les bulbes. En attendant, ce coin de terre apparemment tranquille aura déjà sa place dans nos projets.
Et vous, l’ail fait-il partie de vos plantations d’automne ou ce serait une première?