Le 11 octobre, on s’est retrouvés avec Valentín pour parler de compostage communautaire aux Jardins Marcel-Talbot. Du compost chaud au compost froid, en passant par le bokashi et le vermicompostage, on a exploré plusieurs façons de transformer nos matières organiques. Mais surtout, on a discuté de ce qu’on pourrait essayer ensemble, ici.
Parce qu’entre comprendre la théorie et savoir où déposer ses résidus, il y a parfois quelques questions ! Les échanges ont fait ressortir un besoin bien concret : des repères clairs et un accompagnement pour apprendre en faisant.
Valentín a présenté les étapes du compostage avec oxygène : le démarrage, la montée en chaleur, le refroidissement et la maturation. Une pile ne devient donc pas du compost prêt à utiliser dès qu’elle commence à se défaire.
On a aussi parlé de ce qu’on appelle les matières « vertes » et les matières « brunes ». Les vertes, riches en azote, comprennent les épluchures de fruits et de légumes, le gazon fraîchement coupé et les résidus végétaux frais du jardin. Les brunes, riches en carbone, comprennent les feuilles mortes, la paille et le bois déchiqueté. Ces noms parlent surtout de leur rôle dans le compost, pas seulement de leur couleur ! Pour nos essais, les feuilles mortes et le bois déchiqueté ont été évoqués pour compléter les nombreux résidus végétaux du jardin. L’air et l’humidité font aussi partie de cet équilibre.
Et les plantes malades ? La question a suscité une discussion sur le compostage chaud. La chaleur peut réduire certains agents pathogènes et la viabilité de certaines graines, mais cela dépend des conditions et du suivi de la pile. Ce point mérite donc des consignes adaptées à nos essais.
Pour démarrer, l’idée est de préparer un espace avec une structure provisoire en palettes et d’y amorcer un projet pilote. Les bacs actuels restent en usage : il ne s’agit pas de tout remplacer d’un coup.
Des essais de compostage chaud et froid ont été proposés, avec des zones distinctes selon l’avancement des matières. Au printemps, on pourra observer leur évolution et poursuivre les mélanges. Un système de tamisage a aussi été évoqué pour remettre les morceaux encore grossiers dans le processus.
Le but n’est pas d’avoir une installation parfaite dès le départ. C’est de rendre les gestes compréhensibles, de poser nos questions et d’ajuster le fonctionnement ensemble.
On a aussi installé en bordure du jardin des blocs de culture de pleurotes et de pholiotes, comme ceux qu’on avait déjà mis en place l’an dernier avec Valentín. Du mycélium de strophaire rouge vin a également été ajouté dans une petite section pour faire un essai. Une autre façon de poursuivre nos expériences ensemble.
Merci à Valentín pour les explications !
Vous aimeriez participer aux essais, aider à aménager le coin ou simplement mieux comprendre quoi y mettre ?